Les gens font en sorte que tu te stabilises

Êtes-vous satisfaite de l’accueil qui vous est offert ?

‘Je suis très heureuse ici, je suis vraiment satisfaite de l’accueil qu’on m’offre. Depuis que j’ai quitté le centre et que je suis arrivée à Charleroi, j’ai été très bien accueillie et je suis très satisfaite de tout ce que les responsables de la structure d’accueil font pour moi. Du coté négatif, je ne vois rien, car ils se font du souci pour les familles. Ils font tout pour qu’on soit dans de bonnes conditions, pour qu’on ne se sente pas délaissé.’

Je suis arrivée auprès de gens qui se font du souci pour toi, qui cherchent à ce que tu puisses t’intégrer vraiment, que tu puisses faire valoir tes connaissances

Votre expérience dans un centre communautaire ?
‘En tout cas, au centre, je dirais qu’il n’y avait rien de bon. Quand je suis arrivée là-bas, j’avais un bébé de 3 mois et demi, j’étais dans une chambre où il faisait extrêmement froid, le chauffage ne fonctionnait pas. Et puis deuxièmement, le centre était trop loin, je ne pouvais rien faire et n’avais accès à aucune formation, rien du tout. Enfin, ce qu’on nous servait à manger n’était pas bon. C’était vraiment difficile, j’y étais dans de mauvaises conditions.’

En tant que femme ?
‘Je me suis sentie très mal. Je me plaignais souvent mais personne ne pouvait me trouver de solution par rapport à ce que je disais. Je n’étais pas la seule à me plaindre, tout le monde se plaignait, mais il n’y avait pas de solution. ’

Le logement individuel, trouvez-vous que c’est un défi ? Quels avantages y voyez-vous ?
‘L’avantage pour moi, c’est que je suis arrivée auprès de gens qui se font du souci pour toi, qui cherchent à ce que tu puisses t’intégrer vraiment, que tu puisses faire valoir tes connaissances, qui te donnent l’opportunité de suivre des formations, qui suivent ton dossier. En fait, qui font en sorte qu’on se stabilise. En tout cas du coté négatif, je ne vois pas.’

Avez-vous une expérience agréable à partager ? Un moment ou quelque chose qui vous a donné du courage ?
‘Oui, je repense au moment où j’ai eu réponse négative définitive sur ma procédure d’asile et ai reçu un ordre de quitter le territoire. Je devais quitter la maison en trois jours. Mais je n’ai pas de famille, je suis toute seule ici avec deux enfants et je ne savais pas par où commencer ni où aller. Un avocat m’a défendue et a gagné le recours au Tribunal du travail de Charleroi : j’ai pu rester dans l’appartement. Je ne veux pas aller en centre de retour car je ne peux pas rentrer au pays. Je suis venue en Belgique pour y demander la protection et je ne peux pas rentrer chez moi.

La responsable de l’organisation d’accueil et l’assistante sociale m’ont beaucoup soutenue pendant ces moments difficiles où j’étais sensée aller en place de retour. Leur soutien m’a vraiment marquée. La chance que j’ai n’est pas donnée à tout le monde.’

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *