En Arménie j’avais une grande maison, mais ici je suis en sécurité

En Arménie j’avais une grande maison, mais ici je suis en sécurité

Comment êtes-vous arrivé en Belgique ?

‘J’ai fui l’Arménie il y a cinq ans pour les Pays-Bas. Là-bas, on nous attribuait un nouveau centre d’accueil tous les trois mois. Après je suis venu en Belgique. J’ai été accueilli au centre d’Yvoir et ensuite à Hotton. Mais depuis deux ans, j’habite avec ma femme et mes trois enfants à Charleroi. L’appartement n’est pas idéal, mais nous nous y sentons tout de même mieux que dans un centre.’

Aram a appris que sa demande d’asile a été refusée. Il est content de pouvoir bénéficier d’un bon accompagnement.

Quelle est la plus grande différence entre la vie dans un centre et la vie en appartement ?
‘Dans un centre d’accueil, vous restez un réfugié. En fait, vous ne vivez nulle part, ni dans votre propre pays, ni en Belgique. Depuis que j’ai emménagé avec ma famille dans l’appartement, je me sens beaucoup mieux. Je suis moins stressé, même si l’incertitude persiste. Mais au moins je suis traité en tant qu’être humain. Je peux aller où je veux et quand je veux. Mon assistante sociale m’aide vraiment pour tout. Cette aide est très importante. Il y a deux mois, j’ai reçu un courrier stipulant que ma demande d’asile avait été refusée et que je devais retourner dans un centre, dans une place de retour à Arendonk. Avec mon assistante sociale, nous avons introduit un recours contre cette décision. Comment puis-je retourner dans un centre, avec mes enfants qui se sont intégrés à Charleroi entre-temps, qui vont à l’école ici, qui ont des amis ? De plus, un centre d’accueil c’est invivable, je préfère encore vivre sous un pont.’

Quelles sont vos occupations ?
‘J’aimerais travailler. J’ai un diplôme de comptable et de cameraman. Je parle cinq langues: l’arménien, le russe, le néerlandais, le français et l’anglais. Je ferais n’importe quoi pour pouvoir subvenir aux besoins de ma famille et ne pas être dépendant d’allocations. De plus, cela me permettrait de connaître des gens. Avec un permis de travail provisoire, j’ai travaillé pendant sept mois dans une entreprise à Alost. Grâce au contact avec mes collègues j’ai appris à parler le néerlandais. Mais quand le permis a pris fin, l’employeur n’a pas pu me garder dans son service. Depuis je ne fais rien, mais ne rien faire et attendre me rend dingue…’

Quelles sont les expériences positives de votre séjour ?
‘Maintenant j’ai un très bon contact avec mes voisins. L’un d’entre eux tient un café, il a quatre-vingts ans et connaît mes problèmes. Par exemple, il me donne parfois un ticket gratuit pour le cirque: pour les enfants c’est fantastique. Je vois aussi que ma fille aînée aime aller à l’école ici. Elle se sent chez elle, elle a beaucoup d’amis. Mon autre fille a quatre ans et va à l’école maternelle. Entre elles, elles ne parlent que français, elles ne parlent même plus l’arménien. Pour elles la Belgique c’est leur maison, elles n’ont aucun lien avec l’Arménie.’

Quelles sont vos attentes pour le futur ?
‘Je n’ai pas d’attente. Je vis au jour le jour. Je ne vois pas de solution et il n’y a personne qui puisse m’aider. J’avais une grande maison en Arménie et un verger de pommes, je préférerais retourner dans mon pays. Mais tant que la situation politique ne changera pas, c’est impossible car je n’y suis pas en sécurité. Donc, je ne peux qu’espérer recevoir des papiers ici pour moi et ma famille, nous pourrions ainsi enfin avoir une vie normale, comme tout le monde. Travailler, aller à l’hôpital quand c’est nécessaire, aller nager avec les enfants, aller en vacances, etc.’

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Dans mon logement, je m’organisais en toute liberté

Dans mon logement, je m’organisais en toute liberté

Où étiez-vous accueillie avant ? Quelle a été votre expérience ?

‘J’ai été accueillie pendant deux ans au centre communautaire de Fedasil à Jumet : on logeait jusqu’à 8 ou 10 personnes par chambre. Si je dois voir le bon coté des choses, je peux dire que j’y ai beaucoup appris. Mais ce n’était pas agréable, on étaient mélangé, sans tenir compte de l’âge ou de la maturité: comment peut-on mettre dans une même chambre une femme de 60 ans avec une femme de 20 ans ou des mineures? Ce n’était pas du tout confortable. Tu as envie de te reposer et tu n’y arrives pas. Il n’y a pas d’intimité, ce n’est pas très facile à vivre.’

Êtes-vous satisfaite des conditions d’accueil dans le logement individuel ? Quels avantages et quelles difficultés voyez-vous ?
‘Au bout de deux ans, et c’était une chance pour moi, j’ai pu quitter le centre de Fedasil pour un logement individuel. J’étais vraiment contente. Heureusement, je connaissais déjà Charleroi, la ville où j’habitais.

Dans mon logement, je préparais ce que je voulais, à mon goût, quand je voulais, et je gérais comme je voulais mon budget mensuel. Je m’organisais aussi en toute liberté. Personne ne me disait « tu sors à telle heure, tu dois te mettre à table à telle heure ». Dans un centre communautaire, c’est comme si vous étiez privée de liberté, il y a des heures ou vous devez vous présenter pour manger, des heures pour rentrer, et on n’a que dix jours par mois pour rendre visite à des amis.

Mon assistante sociale était disponible pour moi. Une chance, sans doute, que je maîtrise la langue, c’est plus facile. Quand vous êtes réfugié, vous avez déjà perdu vos repères et vous avez beaucoup de problèmes. En plus, il y a la question de la langue, alors si vous n’avez pas un assistant social costaud en cette matière, cela peut être problématique.’

Avoir son propre logement c’est génial, ça soulage au niveau psychologique

Durant ce séjour, quelle expérience positive avez-vous vécue ?
‘J’ai créé une association pour venir en aide aux personnes en difficulté, j’ai beaucoup aidé des femmes, des hommes, même si ils ne partageaient pas le même bâtiment avec moi. C’était impossible pour moi de voir une femme souffrir sans lui venir en aide. Alors je me suis faite accompagnatrice des primo-arrivants de notre structure d’accueil, qui ne connaissaient pas la ville ou les hôpitaux.

Je me suis créé de bonnes relations… Un climat paisible, c’était agréable. On mangeait les uns chez les autres. Si on avait des problèmes, on se demandait, on allait frapper à une porte, on s’entraidait pour les traductions ou la compréhension des courriers. On était comme une famille.’

Qui vous a le plus aidé durant ce parcours ?
‘Il y a mon avocate d’abord, c’est une femme dynamique qui m’a marquée par sa façon de travailler. Mon assistante sociale du centre Fedasil m’a marquée également. Elle m’a beaucoup aidée alors que je me sentais déracinée de chez moi, de tout. Elle m’a mise entre les mains d’une bonne avocate. Sans oublier le directeur du centre communautaire qui était aussi sympa.

Dans mon logement, mon assistante sociale s’est, à chaque fois, montrée disponible et m’orientait sur ce que je devais faire.’

Quelles sont vos attentes pour le futur ?
‘Il est difficile de voir le futur en Belgique et d’imaginer trouver un boulot quand on a une cinquantaine d’années. Il y a moins de chances même si je sais que c’est possible. Mais mes attentes portent plus sur ce que je pourrais apporter. J’ai été déracinée de chez moi et j’ai fait des études, ce n’est pas pour rien. J’aimerais me mettre au service des autres et me sentir utile, sans attendre un potentiel boulot qui n’arriverait peut-être jamais. J’aimerais monter une association au service de personnes en difficulté, qui défende les droits des femmes et des filles, et lutte contre toutes les violences qui leur sont faites, à commencer par celle du viol.’

Qu’est-ce qui pourrait encore améliorer votre situation d’accueil ?
‘Donner un logement à une personne et lui donner de quoi vivre, mettre à sa disposition un assistant social et un avocat, c’est déjà beaucoup.

Peut-être juste qu’il faudrait un peu mieux organiser la propreté. Que la structure d’accueil nous guide un peu plus et nous indique le jour où les poubelles passent, dise aux gens de balayer devant leur porte, assure le nettoyage des lieux communs par exemple.’

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On est comme chez soi et on se sent digne

On est comme chez soi et on se sent digne

La famille habite dans une petite maison située sur un axe routier important, à Marchienne au Pont dans la région de Charleroi. Les enfants sont tous à l’école et c’est autour de petits gâteaux faits maison que Salah-Eddine et Selma répondent à quelques questions sur l’accueil.

Comment était votre vie dans le centre communautaire ?
‘Pour une famille de quatre enfants, dont une fille handicapée et deux filles adolescentes, c’est trop dur de vivre dans un centre. Dans un centre, il y a beaucoup d’hommes, beaucoup de jeunes, ce n’est pas facile d’y emmener deux jeunes filles. On les embêtait.

Ce n’est pas qu’on y était prisonniers, mais cela y ressemblait: il fallait manger à heure fixe. On n’avait pas le droit d’emmener de la nourriture dans la chambre, c’était un peu restreint.

En Algérie on menait une très bonne vie : nous étions commerçants et nous avions une boutique. Nous faisions des voyages, nous étions bien, nous avions un bel appartement, des vacances. Je venais de ce monde-là et arriver dans un autre monde, ce n’était pas facile pour nous, surtout quand on est dépourvu de tout.

Tout était loin du centre. Pour les trajets, sans la navette ou l’auto-stop… on ne pouvait bouger.

Dans un centre, on n’a pas de personnalité ni de parole, on nous enlève tout et on est dépourvu de tout. Quand on demande quelque chose, même au service infirmier, on reçoit comme réponse « après, après, après… je n’ai pas le temps… ».’

On aime aider les gens qui sont un peu perdus : si on aide aujourd’hui, on sera aidé demain

Qu’appréciez-vous le plus dans le logement individuel, quels sont les aspects les plus positifs ?
‘Ici, c’est autre chose, on se sent un tout petit peu « chez nous ». Le plus positif, c’est qu’on a notre dignité ici, par rapport au centre, c’est-à-dire qu’on se lève quand on veut, on mange à l’heure qu’on veut. Les enfants peuvent étudier la nuit ou de bonne heure, c’est plus libre. On est comme chez soi et on se sent digne.

L’équipe technique et l’équipe sociale sont bien. Il y a une bonne entente, ils sont vraiment toujours à l’écoute.’

Tout au long de votre parcours, quelle bonne expérience vous a marqués ?
‘Dès le deuxième jour au centre d’accueil communautaire, on a commencé à donner des cours de français et à faire les traductions « arabe-français-anglais ». On aime aider les gens qui sont un peu perdus : si on aide aujourd’hui, on sera aidé demain. Dans le centre, c’est nous qui l’avons proposé. Les gens avaient besoin de nous et nous respectaient de ce fait là.

On apprécie d’être tous ensemble, c’est-à-dire qu’on est tous ici. Il y a plein de souvenirs, ici c’est bien, malgré le peu qu’on a, c’est bien. Dans l’ensemble, c’est positif.’

Quelles sont vos attentes pour le futur ?
‘Le futur… Il est suspendu, pour l’instant, par la décision des instances d’asile. On n’a pas le droit de travailler. Or, j’ai toujours travaillé dans ma vie, j’ai fait de la gestion et du technique, j’avais des commerces, j’ai fait de l’importation, je connais plusieurs domaines.

Si on a nos papiers, je vous assure qu’on fera des miracles. La première chose qu’on fera, c’est trouver un logement. La deuxième et la plus importante, c’est chercher un travail. Moi je ne fais pas partie des gens qui restent à la maison à ne pas travailler, d’ailleurs maintenant je me sens à la « retraite anticipée ». C’est l’ennui. On se sent vieillir…

On pourrait avoir un futur extra ici, surtout avec nos enfants, ils sont volontaires. Notre fille qui n’a jamais étudié et ne connaît pas le français, a pu étudier ici et a de bonnes notes. Elle s’est accrochée.’

En quoi pourrait-on améliorer votre situation d’accueil ?
‘Il devrait y avoir plus de traducteurs au service social. Il en manque et les gens sont un peu perdus. L’interprétariat est très important, les cours aussi.
Dans l’ensemble c’est positif, on ne manque de rien, il y a l’entente, il y a tout…’

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Les gens font en sorte que tu te stabilises

Les gens font en sorte que tu te stabilises

Êtes-vous satisfaite de l’accueil qui vous est offert ?

‘Je suis très heureuse ici, je suis vraiment satisfaite de l’accueil qu’on m’offre. Depuis que j’ai quitté le centre et que je suis arrivée à Charleroi, j’ai été très bien accueillie et je suis très satisfaite de tout ce que les responsables de la structure d’accueil font pour moi. Du coté négatif, je ne vois rien, car ils se font du souci pour les familles. Ils font tout pour qu’on soit dans de bonnes conditions, pour qu’on ne se sente pas délaissé.’

Je suis arrivée auprès de gens qui se font du souci pour toi, qui cherchent à ce que tu puisses t’intégrer vraiment, que tu puisses faire valoir tes connaissances

Votre expérience dans un centre communautaire ?
‘En tout cas, au centre, je dirais qu’il n’y avait rien de bon. Quand je suis arrivée là-bas, j’avais un bébé de 3 mois et demi, j’étais dans une chambre où il faisait extrêmement froid, le chauffage ne fonctionnait pas. Et puis deuxièmement, le centre était trop loin, je ne pouvais rien faire et n’avais accès à aucune formation, rien du tout. Enfin, ce qu’on nous servait à manger n’était pas bon. C’était vraiment difficile, j’y étais dans de mauvaises conditions.’

En tant que femme ?
‘Je me suis sentie très mal. Je me plaignais souvent mais personne ne pouvait me trouver de solution par rapport à ce que je disais. Je n’étais pas la seule à me plaindre, tout le monde se plaignait, mais il n’y avait pas de solution. ’

Le logement individuel, trouvez-vous que c’est un défi ? Quels avantages y voyez-vous ?
‘L’avantage pour moi, c’est que je suis arrivée auprès de gens qui se font du souci pour toi, qui cherchent à ce que tu puisses t’intégrer vraiment, que tu puisses faire valoir tes connaissances, qui te donnent l’opportunité de suivre des formations, qui suivent ton dossier. En fait, qui font en sorte qu’on se stabilise. En tout cas du coté négatif, je ne vois pas.’

Avez-vous une expérience agréable à partager ? Un moment ou quelque chose qui vous a donné du courage ?
‘Oui, je repense au moment où j’ai eu réponse négative définitive sur ma procédure d’asile et ai reçu un ordre de quitter le territoire. Je devais quitter la maison en trois jours. Mais je n’ai pas de famille, je suis toute seule ici avec deux enfants et je ne savais pas par où commencer ni où aller. Un avocat m’a défendue et a gagné le recours au Tribunal du travail de Charleroi : j’ai pu rester dans l’appartement. Je ne veux pas aller en centre de retour car je ne peux pas rentrer au pays. Je suis venue en Belgique pour y demander la protection et je ne peux pas rentrer chez moi.

La responsable de l’organisation d’accueil et l’assistante sociale m’ont beaucoup soutenue pendant ces moments difficiles où j’étais sensée aller en place de retour. Leur soutien m’a vraiment marquée. La chance que j’ai n’est pas donnée à tout le monde.’

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Nos artisans partenaires vous parlent de béton ciré sur La Maison France 5 !

Nos artisans partenaires vous parlent de béton ciré sur La Maison France 5 !

Matériau incontournable de la décoration intérieure, le béton ciré, ou béton décoratif est une tendance que vous n’avez pas pu manquer en ce mois de septembre.

Comment le choisir, quelles sont les finitions possibles, combien coûte ce revêtement ? Autant de questions que vous pouvez vous poser.

L’artisan spécialiste du béton ciré partenaire de l’agence La Maison Des Travaux du Pont de Saint-Cloud a répondu à certaines de ces interrogations : invitée de l’émission « La Maison France 5 », elle nous parle de son métier.

Lé béton ciré ou décoratif, apporte un aspect industriel très recherché depuis peu dans la décoration intérieure. Constitué d’une base de ciment, de sable, d’eau et de différents polymères, ce revêtement vous apporte le côté esthétique d’un sol sans joints mais aussi l’avantage d’être personnalisable grâce au large éventail de finitions possibles.

Il existe deux grand types de béton ciré dans la décoration d’intérieure :
Le béton auto-lissant, dont la pose s’effectue par coulage, matière très fluide qui nécessite plusieurs couches d’une épaisseur de 8 mm. Vous obtenez avec ce type de béton ciré une finition uniforme et lisse et un effet nuagé.
Le béton taloché ou spatulable, dont la texture est plus épaisse, posé à la lisseuse de manière à écraser le produit et à lui apporter un effet marbré.
Dans ces deux cas différents, la pose s’effectue en 5 jours. Une information primordiale sur ces deux styles de béton ciré haut de gamme, le coût : entre 90 et 180€ le m2 pose comprise.

Rénovation de vos sols : les détails de la pose
La pose d’un béton ciré ne nécessite pas de préparation préalable de vos sols existants.
En effet, il est posé directement sur vos carrelages, mosaïque ou chape de ciment, pour être plus précis, sur tous les types de sols.

Côté finitions, la seule limite est la vôtre. Vous imaginez, et tout devient possible !
Pour un rendu plus ou moins granuleux en surface, vous pouvez choisir un grain de sable plus ou moins gros, pour un rendu plus original, vous pouvez ajouter des agrégats tels que le marbre pour lui donner un côté authentique.
Toutes les excentricités sont possibles quant au choix de la couleur, une vaste palette de teintes de l’orangé en passant par le parme jusqu’au fluorescent et même phosphorescent, votre création n’a plus de limites.

Quelques nouveautés sont apparues dernièrement et élargissent encore le champs des possibles en matière de finitions. L’utilisation de poudres métalliques à appliquer sur votre béton ciré permet un rendu très esthétique et luxueux, vous pouvez alors choisir d’allier votre revêtement à des métaux précieux tels que l’or, l’argent ou encore le cuivre.

Le professionnel du béton ciré : un spécialiste qu’il ne faut pas choisir au hasard
Dans le domaine du béton décoratif, aucun label certifiant la qualification des entreprises n’existe.
Dans ces conditions, il est difficile de faire confiance à un artisan. Les courtiers de La Maison Des Travaux connaissent les artisans spécialisés dans le domaine du béton ciré : des références de chantiers précédents sont ainsi demandées et des visites sur les lieux de ces réalisations sont souvent effectué afin de déterminé la qualification de ces professionnels.

L’entretien de votre nouveaux revêtement de sol :
Afin de conserver le plus longtemps possible l’esthétique de votre béton ciré, vous devez respecter certaines consignes : éviter l’eau de javel et tout autre ammoniaque, le béton décoratif s’entretient très facilement à l’eau.
En cas de fissures, de rayures ou tout autre déformation de votre béton ciré dus à des chocs, ne paniquez pas : la réparation est possible !
Dans le cas du béton auto-lissant, la solution est la même que pour un parquet, le spécialiste de la pose du béton ciré effectue un ponçage et re travaille les finitions.
Pour le béton spatulable, des rustines de réparation sont possibles mais celles-ci ne sont pas très esthétiques. Pensez donc à ménager votre sol.

Et pour vos sols extérieurs ?
Le béton décoratif ou ciré n’est pas seulement un revêtement d’intérieur, vous pouvez donc le faire poser sur vos terrasses, allées ou encore sur le pourtour de votre piscine.
Ce type de béton s’appelle le béton empreinte : une dalle est coulée sur une épaisseur de 12 à 15cm. Le béton est d’abord coloré puis imprimé selon des matrices aux formes diverses et variées capables de donner à votre sol un aspect unique. Vous pourrez alors adopter l’effet pavé parisiens ou encore l’effet lames de bois.

Côté pose, à l’inverse du béton d’intérieur, le support doit être stable, votre pelouse sera alors recouverte d’une chape de béton au préalable afin d’éviter toute fissure sur votre futur revêtement.
Pour ce type de béton décoratif, compter environ 100€ le m2 pose comprise et 5 jours de pose.

Vous avez les clés en mains pour réaliser votre rêve de béton ciré, que vous le souhaitiez dans votre salle de bain, dans vos escaliers, sur la terrasse, en décoration murale ou en revêtement de sols : le seul mot d’ordre est NO LIMIT !

Le concept de courtage en travaux La Maison Des Travaux s’adresse à tous ceux qui veulent réaliser des travaux de l’habitat dans des conditions optimales quel que soit les corps d’état.

Ce service est gratuit et sans engagement pour le client.…

Marché de Noël à Colmar

Marché de Noël à Colmar

L’évènement

Comme chaque année à l’approche de l’hiver, Colmar revêt ses plus beaux habits de lumière pour fêter Noël. Ainsi dès le 22 novembre, la ville s’apprête à recevoir des milliers de visiteurs attirés par les décorations, les illuminations, les marchés de Noël et l’ambiance féérique des lieux.

5 Marchés de Noël dans le Vieux-Colmar

A Colmar, chaque Marché de Noël possède son identité.

La Place des Dominicains

Au pied de l’Eglise des Dominicains, le Marché de la Place des Dominicains propose un large choix de décorations de Noël et de produits issus du commerce équitable.

La Place Jeanne d’Arc

Le marché de la Place Jeanne d’Arc occupe un lieu stratégique au carrefour de 3 rues commerçantes. Proche de l’Eglise Saint-Matthieu, ce marché promeut les produits du terroir comme le foie gras, les gâteaux de Noël, les vins et les eaux de vie d’Alsace.

Le Koïfhus

Ce Marché de Noël dédié à l’Artisanat d’Art trouve refuge dans le Koïfhus, un bâtiment historique qui servait de Douane dès le XIVème siècle. Venez y admirer les œuvres d’art des maîtres verriers, potier, ébéniste, bijoutier, chapelier, mais aussi des objets plus anciens présentés par des antiquaires.

La Place de l’Ancienne Douane

A l’extérieur du Koïfhus, le Marché s’étend sur la Place de l’Ancienne Douane, autour de la Fontaine Schwendi.

La Petite Venise

Mais le marché de Noël préféré des enfants reste sans nul doute celui de la Petite Venise. Sur la Place des six Montagnes Noires, les chalets colorés exposent une multitude de cadeaux, de jouets et de friandises appréciés des petits comme des grands. Une crèche animée, une boîte-aux-lettres géante pour le courrier au Père-Noël et un manège de chevaux de bois ajoutent encore à la féérie des lieux.

Les animations de Noël

Expositions, concerts, spectacles et autres animations ponctuent cette période festive.

Une exposition et des démonstrations d’Artisans d’Art Alsacien

L’Eglise des Dominicains se prête à une exposition d’Artisanat d’Art. Un doreur, un verrier, un ébéniste, un restaurateur et bien d’autres artisans vous y attendent pour vous présenter leur savoir-faire.

Une exposition de crèches

L’Eglise Saint-Matthieu abrite une exposition de crèches durant la période de l’Avent et organise une Nuit du Conte le 14 décembre.

Des concerts et des chorales

De nombreux concerts et chorales sont programmés dans l’Eglise Saint-Matthieu, la Collégiale Saint-Martin et l’Eglise Sainte-Marie.
Par ailleurs, tous les samedis jusqu’à Noël, des enfants chantent en chœur sur les canaux de la Petite Venise.
Et puis le dernier jour de la fête, le concert de la Saint-Sylvestre est organisé sur la Patinoire de la rue Schumann.

Les musées en fêtes

Les Musées aussi se joignent à la fête. Ainsi, le Musée Unterlinden organise deux journées de visite gratuite. De son côté, le Musée du Jouet déclare une journée portes-ouvertes, une nocturne et attend même la visite de Saint-Nicolas. Le Musée d’Histoire Naturelle, quant à lui, invite les enfants à un après-midi de contes et un autre soir, à la projection du film de Jacques Perrin : Le Peuple Singe.

Les messes de Noël

De nombreuses messes de Noël sont célébrées les 24 et 25 décembre, dans les différents édifices religieux de la ville.

Les caves sortent de l’ombre

Pour l’occasion, des domaines viticoles ouvrent leurs caves décorées aux couleurs de Noël et vous invitent dans une ambiance festive, à déguster leurs vins et leurs eaux-de-vie, accompagnés parfois de produits du terroir.

La patinoire de Noël

Une grande patinoire de 800 m2 s’installe sur la Place Rapp, au milieu de chalets et de sapins.

Le Marché aux sapins

De nombreuses variétés de sapins vous attendent au Parc du Champ de Mars, du 22 novembre au 24 décembre.

La Course d’orientation de Colmar

Le 26 décembre, la 12ème édition de la Course d’Orientation de Colmar parcourt le centre historique de la ville.

Colmar et ses environs : Le Pays des Etoiles de Noël

Noël est une tradition fortement ancrée en Alsace. Les communes du Pays des Etoiles de Noël, voisines de Colmar, célèbrent elles aussi les festivités de Noël à leur manière.

Ainsi par exemple à Munster, le marché de Noël adopte le thème du Bredala, le petit gâteau alsacien tandis que le thème choisi à Kaysersberg s’intitule « Noël de tissus, Noël des doigts d’or ». Le calendrier de l’Avent est à l’honneur à Turckheim alors qu’Eguisheim privilégie les Traditions de Noël. Riquewihr et Ribeauvillé ont choisi les cadeaux et les décorations de Noël, Rouffach l’artisanat traditionnel et Trois Epis le pèlerinage. Neuf Brisach quant à elle, vous invite à un Noël des années 1700.

Réserver un hôtel à Colmar

Réservez votre hôtel à Colmar et profitez de votre séjour pour visiter la ville, ses illuminations, ses édifices religieux, ses musées, ses ruelles, ses bâtiments historiques et les villages aux alentours.

L’époque où les plans d’épargne-logement

L’époque où les plans d’épargne-logement

L’époque où les plans d’épargne-logement (PEL) étaient un havre de paix fiscale est désormais révolue. Mais pas de panique, le produit reste encore très compétitif. Tour d’horizon, génération par génération.

Voir le montant d’une épargne garantie baisser d’une année sur l’autre, voilà qui est de nature à inquiéter. Monique en a fait l’expérience en février dernier sur son PEL, ouvert le 27 janvier 1994. La faute en revient à la dernière loi de financement de la Sécurité sociale : pour les vieux PEL, elle prévoit la ponction des prélèvements sociaux lors du dixième anniversaire sur les intérêts générés depuis l’origine, puis tous les ans sur les intérêts inscrits en compte. Monique a, du coup, décidé de fermer son PEL. D’autres épargnants envisagent d’agir de même, à cause de la loi de finances pour 2006. Elle impose les intérêts bancaires sur les plans de plus de douze ans. Pour l’heure, les établissements financiers préfèrent ne pas donner de chiffres sur l’ampleur de la décollecte. Mais la hausse de 28% des versements sur l’assurance vie en janvier témoigne de la réalité du mouvement. Ce sauve-qui-peut se justifie-t-il ?

Tous les PEL sont assujettis aux prélèvements sociaux

Pour vraiment prendre la bonne décision, il faut comprendre les deux règles récemment modifiées. D’une part, l’assujettissement aux prélèvements sociaux. Depuis 1995, ils étaient prélevés uniquement lors du dénouement du plan. Comme, pendant toute la durée de la phase d’épargne, cette taxation est invisible pour les épargnants, ces derniers l’ont souvent oubliée ! Ainsi, la somme prélevée sur le plan de Monique aurait de toute façon été perçue par l’Etat. Le nouveau mécanisme anticipe seulement son paiement. Tout en respectant l’historique des prélèvements sociaux. Les intérêts sont ainsi taxés en fonction des différents taux d’imposition en vigueur au moment où ils ont été crédités. Soit 0,5% en 1996, 3,9% en 1997, 10% entre 1998 et juillet 2004, 10,3% entre juillet et décembre 2005 et 11% à partir de 2005.

Les intérêts des vieux plans sont soumis à l’impôt sur le revenu.

D’autre part, il faut tenir compte de l’assujettissement à l’impôt sur le revenu des intérêts bancaires pour les PEL de plus de douze ans. C’est la vraie révolution ! Car le PEL avait bâti sa notoriété sur son exonération d’impôt, quelles que soient la durée de détention et la date de retrait des fonds. Un moindre mal toutefois : la prime d’Etat reste exonérée, tout comme les intérêts acquis entre son ouverture et le 31 décembre 2005. L’épargnant imposable a le choix : soit il ajoute chaque année à sa déclaration de revenus les intérêts perçus et ils seront alors taxés à son taux marginal d’imposition, soit il opte pour le prélèvement forfaitaire libératoire au taux de 16%. Faites bien vos comptes, en particulier si, avec le nouveau barème, vous passez d’un taux marginal de 19,14% à 14%. Il est alors plus judicieux d’ajouter les intérêts du PEL à vos revenus, d’autant que, dans ce cas, une partie de la cotisation sociale généralisée est déductible de vos impôts l’année suivante. Vous pourrez même y échapper si les montants sont faibles.Malgré cette double fiscalité, les beaux jours du PEL ne sont pas derrière lui. Pour vous en convaincre, nous avons calculé les rendements de chaque génération de PEL après la réforme. Nos tableaux reprennent les taux faciaux affichés à la souscription, mais aussi les rendements 2005 et 2006, nets d’impôts et de prélèvements sociaux. Ces derniers ont toujours été pris en compte, car ils sont systématiquement dus même si le fait générateur de l’imposition diffère selon les cas (clôture, dixième anniversaire ou tous les ans). Les rendements tiennent aussi compte de la prime d’Etat. Bilan des courses : les vieux PEL, les plus touchés par la réforme, conservent une rémunération tout à fait honorable. D’autant que les caractéristiques du produit restent valables. «Il s’agit d’un placement disponible, au rendement fixe et sans risque», commente Christian Rault, du Crédit Agricole. Pour les mêmes qualités, les Livret A, Codévi, livret Bleu et autres superlivrets n’offrent pas plus de 2,25%. Il y a aussi l’assurance vie, direz-vous, surtout si vous avez un contrat âgé de plus de huit ans ! Cette alternative, nous l’avons étudiée… pour la rejeter dans la plupart des cas, à moins d’avoir un objectif successoral. La raison ? Les taux affichés sur le PEL sont nets de frais d’entrée, de frais de gestion, d’impôts et de prélèvements sociaux. Ce n’est pas le cas avec l’assurance vie. Ne vous faites donc pas prendre deux fois en oubliant de tenir compte des impôts et des frais…

N’optimisez pas la prime d’Etat trop tôt

La prime d’Etat, c’est un peu le turbo du plan d’épargne-logement. Egale à un pourcentage des intérêts bancaires, variable selon les générations, elle contribue grandement à faire du PEL un bon produit d’épargne. A condition d’y avoir droit. Depuis le 12 décembre 2002, elle est ainsi conditionnée à la souscription d’un prêt immobilier. En revanche, le capital en compte ne bénéficie plus de la prime d’Etat au-delà de dix ans sur toutes les générations de PEL. Mais la prime, obtenue auparavant, reste évidemment acquise. Enfin, elle ne peut dépasser son plafond de 1 525 euros. Gare donc à ne pas optimiser cette prime d’Etat trop tôt en faisant des versements trop importants. Car la baisse du rendement est alors très pénalisante, surtout sur les dernières générations.…

Achetez l’action Eurofins Scientific

Achetez l’action Eurofins Scientific

Cette zone connaît un développement économique et démographique remarquable. Et cela se retrouve sur les prix de l’immobilier, tant dans l’ancien que dans le neuf. Rennes et Nantes, les deux principales métropoles, ont ainsi désormais rejoint les tarifs des autres grandes capitales régionales. Attention, toutefois, l’effort de construction n’est pas homogène : le stock est au plus bas en Haute-Normandie, alors que certaines villes, comme Le Mans, sont saturées.Côté boursier, l’ouest est le fief de belles sociétés familiales, comme Bénéteau et Manitou. La région veut par ailleurs devenir un pôle de référence mondiale pour la création et l’innovation dans le végétal spécialisé (semences, horticulture, viticulture, champignon…). Quant aux business angels, les Pays de la Loire et la Bretagne concentrent la plus forte densité de réseaux dans l’Hexagone, après Paris et Lyon. De même, les Pays de la Loire sont bien représentés en termes de fonds d’investissement de proximité (FIP). Il y en a trois, deux d’entre eux couvrant aussi la Bretagne.

Souscrivez le FIP Nestadio Croissance III

Etabli dans le Morbihan, ce fonds d’investissement de proximité est géré par une équipe composée d’anciens entrepreneurs. Les premiers millésimes ont participé à l’installation d’éoliennes dans le Finistère ou à la relance d’ardoisières dans les Côtes-d’Armor. La société lance conjointement un deuxième FIP, Croissance IV, sur les régions Haute-Normandie, Centre et Poitou-Charentes.- Ticket d’entrée : 500 euros- Contact : Nestadio, 02 97 36 66 74

Achetez l’action Eurofins Scientific

Connue pour avoir proposé un test de détection du virus de la grippe aviaire dans les aliments, cette société nantaise est l’un des premiers prestataires mondiaux de services bioanalytiques pour l’industrie pharmaceutique et alimentaire. L’année dernière, le groupe s’est implanté en Chine, Suède, Norvège et Irlande. Le profit net par action devrait progresser de plus de 50% en 2007.- Cours au 17-11-06 : 47,00 euros- Code Isin (Mnémo) : FR0000038259 (ERF)

Faites du locatif à Nantes

La sixième ville de France reste très porteuse : tissu économique dense, politique de transports innovante et une population en forte augmentation. Les prix ont certes beaucoup augmenté ces dernières années, mais Nantes reste moins chère que Rennes. Et l’aménagement de l’Ile va donner une perspective résolument moderne au centre-ville.- Prix au m2 : 3 360 euros pour «Le Quai» de Promogim

Prospectez à Rouen

Avec 71% de locataires, Rouen possède un marché locatif porteur et affiche des loyers soutenus. Prospectez la rive gauche. Le secteur Saint-Sever va bénéficier de la construction d’un sixième pont et de la possible délocalisation de la gare vers ce côté de la Seine.- Prix au m2 : 2 708 euros pour «Le Carré Henri Martin» de Kaufman & Broad

Prenez des parts de la SCPI Atlantique Mur Régions

Atlantique Mur Régions est une société civile de placement immobilier (SCPI), pilotée depuis Nantes. Investie exclusivement dans les bureaux des grandes métropoles régionales, elle possède 70 immeubles situés notamment à Nantes, mais aussi à Lyon et Aix-Marseille. Un patrimoine réparti entre 240 locataires… En 2005, cette SCPI a offert un rendement de 5,95%.- Prix d’une part au 17-11-06 : 857,00 euros- Contact : Atlantique Gérance, 02 40 46 08 08…

Indexation sur le plafond de la Sécurité sociale

Indexation sur le plafond de la Sécurité sociale

Obtenir plus de son épargne salariale et par tous les moyens, tout en encourageant la formation (voir encadré). C’est globalement la tendance de la loi sur la participation et l’actionnariat salarié adoptée par le Sénat le 14 décembre dernier. Cet objectif se concrétise par la création d’un dividende du travail, reposant sur un supplément d’intéressement ou de participation, mais aussi sur la possibilité de transférer des droits inscrits à un compte épargne-temps vers un plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco) ou un plan d’épargne entreprise (PEE).

Indexation sur le plafond de la Sécurité sociale

Passée inaperçue, une mesure prévoit pourtant un réaménagement complet de l’abondement. Cette aide est attribuée par l’entreprise pour encourager les versements volontaires de ses salariés. Auparavant, elle pouvait verser jusqu’à 2 300 euros sur un PEE et 4 600 euros sur un Perco par an et par salarié. Désormais, ce montant est indexé sur le plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass). Le salarié pourra ainsi se voir verser jusqu’à 8% de ce plafond sur son PEE et 16% sur un Perco. Si l’on tient compte du plafond mensuel établi pour 2007, les nouvelles limites sont donc de 2 574,72 euros pour un PEE et 5 149,44 euros dans le Perco. Soit une hausse de près de 12%. Avec cette indexation sur le Pass, ce montant sera revalorisé chaque année sur une base en général supérieure à l’inflation. En revanche, l’autre plafond pour l’abondement, soit 300% maximum du versement du salarié, ne change pas.

Coup de pouce au Perco

Deuxième axe du texte : les entreprises sont incitées à mettre en place des plans d’épargne salariale. Ainsi, toute entreprise disposant d’un PEE de plus de cinq ans est tenue d’ouvrir une négociation concernant le Perco. Du côté du salarié, le texte précise qu’on peut continuer à alimenter son Perco en cas de départ de l’entreprise si son nouvel employeur n’en dispose pas. Autrement dit, vous ne pouvez souscrire plusieurs Perco à la fois. Mais attention : en pareille situation, vos versements ne bénéficient plus de l’abondement de l’entreprise et les frais afférents à leur gestion sont à votre charge. Ensuite, le texte oblige les branches collectives à négocier un accord de participation au plus tard trois ans après la publication de la loi. Les entreprises de la branche concernée pourront alors opter pour l’application de l’accord négocié. Si le texte est en retrait par rapport à ce qui avait été évoqué à l’origine, à savoir obliger toutes les entreprises à mettre en place des accords de participation, «la mesure reste très incitative car l’entreprise n’aura plus qu’à signer», estime Patrick Turbot, associé chez EPS Partenaires.

Les actions gratuites logeables dans un PEE

Les autres mesures concernent l’actionnariat salarié et les stock-options. Les actions gratuites attribuées aux salariés pourront être versées sur un PEE dans la limite d’un montant égal à 7,5% du Pass par adhérent et sous réserve d’une attribution à l’ensemble des salariés de l’entreprise. Sur les stock-options, le texte prévoit que le conseil d’administration peut soit décider que les options ne peuvent être levées par les intéressés avant la cessation de leurs fonctions, soit fixer la quantité des actions issues de levées d’options qu’ils sont tenus de garder au nominatif jusqu’à leur départ.

Un bonus fiscal pour les actions de formation

Les mécanismes de l’épargne salariale vous semblent bien obscurs ? Le nouveau texte ne devrait pas améliorer les choses, tant les mesures, sont nombreuses ! Une bonne nouvelle tout de même : la nouvelle loi permet aux entreprises d’obtenir un crédit d’impôt de 25% pour les actions de formation relatives à l’intéressement, à la participation et aux dispositifs d’épargne salariale et d’actionnariat salarié, au titre des dépenses de formation de leurs salariés. Attention toutefois : le bénéfice de ce crédit est réservé aux entreprises disposant d’un plan d’épargne entreprise au 1er janvier 2007.…

Argumentaire

Argumentaire

Pour l’écrasante majorité de la population genevoise, acheter son propre appartement à Genève relève de la gageure au vu des prix du marché. C’est justement dans le but de favoriser l’accession à la propriété pour la classe moyenne que les prix de vente des logements en PPE (propriété par étage) en zones de développement sont contrôlés par l’Etat et plafonnés pendant une période de 10 ans en cas de revente. Or, ce mécanisme de contrôle est contourné par quelques privilégiés qui accaparent ces logements à des fins spéculatives et non pour y habiter eux-mêmes. Des promoteurs et de riches familles, déjà propriétaires, achètent ces appartements par étages entiers, dans le but de les revendre une fois les 10 ans écoulés, en réalisant de juteux bénéfices. Ces logements destinés à la classe moyenne servent ainsi à enrichir quelques poignées de familles proches des milieux immobiliers !

Une politique de magouilles entre petits copains

La loi sur les zones de développement prévoit que la construction de logements en PPE doit permettre à la classe moyenne d’accéder à la propriété. Alors que sévit une crise du logement qui pousse les familles de la classe moyenne à s’exiler toujours plus loin, leur permettre d’acheter un logement pour y vivre sur le canton de Genève relève de l’intérêt public : selon les mots du président du Conseil d’Etat François Longchamp, ces départs représentent « une perte énorme pour Genève »[1]. C’est pourquoi les prix d’achat du terrain et de vente des appartements en zones de développement sont plafonnés. Ce contrôle étatique permet de mettre sur le marché des appartements de 5 pièces autour de 600’000 francs, un prix largement en-deçà des prix du marché à Genève actuellement.

Dans les faits, trop souvent, la classe moyenne ne peut pas accéder à ces appartements car ils sont distribués en vase clos au sein d’un petit monde immobilier genevois où tout le monde se connaît. Profitant de la différence entre les prix contrôlés et le prix du marché pour spéculer, des promoteurs et leurs proches achètent en nombre ces appartements, les thésaurisent pendant 10 ans avant de les revendre bien plus cher une fois le contrôle étatique fini. Ces pratiques de copinage soustraient ces appartements à prix contrôlé du marché et privent les familles de la classe moyenne de la possibilité d’accéder à la propriété.

Des abus généralisés

En 2012, un sondage réalisé par l’Office du logement a révélé l’ampleur des pratiques de thésaurisation spéculative, en particulier dans les quartiers cossus de la rive gauche, où la différence entre les prix contrôlés et les prix du marché rend l’opération particulièrement intéressante. Les dysfonctionnements sont de plusieurs ordres : certains appartements ne sont simplement pas vendus, mais gardés par le promoteur ou le propriétaire et mis en location jusqu’à la fin de la période de contrôle. D’autres sont vendus par lots à une même personne, qui les loue également avant de les revendre.

L’exemple de la Tulette, à Cologny, est le plus flagrant : sur les 149 logements en PPE mis sur le marché en 2012, plus de la moitié des acquéreurs ont acheté 2 appartements ou plus. Quelques familles fortunées, déjà propriétaires de plusieurs biens immobiliers sur le canton, ont fait main basse sur ces logements où elles n’ont vraisemblablement pas l’intention d’habiter. Mais cet exemple scandaleux n’est malheureusement pas isolé : sur 7 opérations immobilières réalisées entre 2008 et 2010, le Département de l’urbanisme a constaté que seuls 23 des 150 logements étaient effectivement occupés par leur acquéreur 3 ans après !

Une loi insuffisante pour lutter contre ces magouilles

Le but de la loi sur les zones de développement est de permettre à la classe moyenne de se loger à des conditions abordables en accédant à la propriété d’un logement pour y vivre. Les pratiques d’accaparement à des fins de thésaurisation spéculative profitent de failles dans la loi pour contourner la volonté du législateur. C’est pourquoi il est indispensable de modifier la loi afin de rendre illégales ces pratiques de magouilles et de s’assurer que les appartements acquis en PPE servent à loger leur acquéreur et non à enrichir quelques privilégiés.

Proposé par le Conseiller d’Etat François Longchamp, ce projet de loi oblige l’acquéreur à habiter son bien durant les 10 ans de contrôle par l’Etat, sauf justes motifs (divorce, départ du canton, décès, etc.). Un bien qui aurait été mis en location serait automatiquement considéré comme faisant partie du parc locatif. Il serait alors soumis à la LDTR, qui limite les possibilités de revente et les bénéfices réalisables. Des sanctions sont prévues, sans lesquelles la nouvelle loi ne serait qu’une coquille vide. Enfin, la nouvelle formulation de la loi évite qu’un appartement puisse être vendu à une personne morale à des fins d’investissement pendant la période de contrôle.

Un projet de loi émasculé par le Grand Conseil

A la fin de l’année 2013, le projet de loi de Longchamp (PL 11141) semble acquis : longuement examiné par la Commission du logement, il bénéficie d’un large soutien puisque 10 des 14 membres de la commission l’ont entièrement approuvé. Pourtant, sous pression des milieux immobiliers et parfois impliqués dans ces magouilles, une majorité des députés de droite (MCG, UDC, PLR, PDC) retourne leur veste lors du vote en plénière et renvoie le projet en commission, avec pour mission de le vider de son objectif d’intérêt général.

Des amendements de dernière minute en trompe-l’oeil

Le projet de loi revient devant le Grand Conseil en mars 2014 émasculé et vidé de sa substance. Lors des débats, des amendements de dernière minute obligent les promoteurs à vendre les appartements construits et interdisent certaines pratiques douteuses comme les rémérés ou les acquisitions fiduciaires. Mais ces amendements ne sont qu’un trompe-l’oeil, la loi votée étant vidée des principales mesures permettant de lutter contre les abus constatés.

L’obligation d’habiter le logement acquis, élément central pour éviter la spéculation, est supprimée. Le système  adopté – l’acquéreur ne doit pas être déjà propriétaire d’un bien immobilier – …